Quand et comment as-tu décidé de devenir pêcheur ?
Petit, je voyais mon père aller à la mer et la vie sur le port m'attirait. Soit tu aimes soit tu n'aimes pas - moi, j'ai toujours aimé les bateaux. Quand je sortais de l'école, on allait au môle voir le bateau de mon père rentrer. On voyait la débarque du poisson. C'est là que la passion est née. Quand la passion vient, tu vas en mer. Pendant les vacances scolaires, j'ai commencé à embarquer avec mon père sur son bateau. J'ai adoré tout de suite. J'ai trouvé cela fascinant. C'est une aventure d'être au large et de ne plus voir la côte. C'est une passion et une passion ça ne s'explique pas. Mon objectif, après ça, c’était simple : arrêter l’école le plus vite possible pour pouvoir y aller tous les jours. À 15 ans et demi, j'ai enfin pu vraiment m'embarquer à la pêche.
Qu’est-ce que tu aimes le + dans ton métier ?
J'aime la recherche du poisson. J'aime cette recherche du poisson bleu qui se déplace en banc, c'est ce que j'ai préféré à la pêche. Au pélagique, il fallait chercher tout le temps, tous les jours se remettre en question, ça me plaisait. J'aime faire des choses différentes tous les jours. J'aime aller à la mer, mais je n'aime plus mon métier comme avant. Avec les changements environnementaux qui ont porté atteinte à la croissance de la sardine et de l'anchois provoquant une fin de cette pêche et les nouvelles contraintes spatiales qui limitent nos territoires de pêche, je prends moins de plaisir dans mon métier. J'ai dû changer par obligation. La routine, je n'aime pas ça.
Une phrase qui te définit ou qui définit ta passion pour ton métier ?
Rien n'est jamais acquis.
Pourquoi es-tu devenu un coopérateur du Levant ?
Pour dire la vérité, j'ai toujours été en OP, mais je ne m'étais jamais posé la question de ce à quoi ça servait. Depuis que je suis arrivée à l'Op du Levant, j'ai des réponses aux questions que je me pose et je me pose beaucoup de questions cette année. (ndlr: à cause du plan de gestion Westmed)