J’ai toujours voulu faire ça, ça a toujours été mon truc. Tout petit, j’allais pêcher ou ramasser des palourdes avec les copains, ça nous faisait de l’argent de poche. La tolérance des pêcheurs de l’époque, qui nous laissaient faire et participer, a créé ma vocation. Ensuite, bien plus tard, après un début de carrière sportive (rugby), la passion l’a emporté et j’ai franchi le pas avec l’achat d’un sapinou, j’avais alors 23 ans.
Ce que j’aimais le plus, c’était la liberté que nous procure ce métier. Encore aujourd’hui même, on nous impose de plus en plus de contraintes, on conserve cette liberté de mouvement. On peut gérer notre emploi du temps selon nos besoins du moment. Ensuite, cette polyvalence que j’ai toujours pratiquée et qui, pour moi, est la seule solution pour conserver une pêche rentable et raisonnée.
"Le pouvoir de résilience." Ce vrai pouvoir que la plus grande partie des marins pêcheurs ont à pouvoir courber l’échine, débrancher et avancer dans parfois des situations très compliquées.
Pour moi, si tu n’as pas cette capacité-là, tu ne fais pas une carrière dans ce domaine.
Mon prochain bateau, je voudrais l’appeler “Résilience”.